Omar Artan, arbitre somalien sélectionné parmi les 52 officiels nommés pour la Coupe du monde 2026, s’est vu refuser l’entrée aux États‑Unis à son arrivée à l’aéroport de Miami. Les services de U.S. Customs and Border Protection (CBP) ont indiqué qu’un contrôle complémentaire avait révélé des « préoccupations de filtrage » rendant le voyageur inéligible au regard de la loi sur l’immigration et la nationalité. Selon des informations reprises par la presse, des éléments évoquant une association avec des individus soupçonnés d’appartenir à des organisations terroristes ont été mentionnés dans une communication citée par certains médias.
La décision de bloquer Artan s’inscrit dans un contexte plus large : plusieurs journalistes, groupes de supporters et autres officiels — notamment venus d’Iran et de pays africains — ont rencontré des difficultés de visas ou d’admission. L’organisation internationale de la presse sportive (AIPS) a demandé l’intervention de la FIFA pour garantir l’accès des journalistes accrédités. Du côté politique, le président des États‑Unis a déclaré publiquement que l’administration « veille à ce que les bonnes personnes entrent dans le pays », position qui souligne l’enjeu de contrôle migratoire même pour un événement sportif mondial. FIFA, de son côté, a rappelé qu’elle n’intervient pas dans les procédures d’immigration des pays hôtes et qu’elle peut seulement travailler « en coulisses » pour tenter des solutions.
La réaction de la présidence de la FIFA a été perçue comme minimaliste : Gianni Infantino a qualifié l’incident « d’un malheureux contretemps » et a invité les supporters à « se calmer », rappelant que l’organisation ne peut contraindre un État à modifier ses décisions d’admission. Parallèlement, la situation a ravivé les questions de sécurité juridique, de transparence des motifs de refus et de l’impact discriminatoire potentiel des pratiques de filtrage sur la tenue d’un tournoi qui se veut universel.
Nous, PCV, demandons :
- La transparence des procédures : qu’une instance indépendante évalue si les décisions d’admission liées à des officiels accrédités se conforment à des standards non discriminatoires et proportionnés, sans compromettre la sécurité.
- Qu’un mécanisme de résolution prioritaire soit activé pour les officiels et journalistes accrédités (liaison entre CBP, FIFA et fédérations nationales) afin d’éviter des perturbations sportives et médiatiques.
- La publication, sous une forme sécurisée et compatible avec les impératifs de sécurité nationale, des motifs généraux ou des critères appliqués pour ces refus — afin d’écarter l’arbitraire et de protéger la réputation des personnes ciblées si aucune charge n’existe.
- Un soutien immédiat à l’arbitre concerné et aux journalistes affectés (accès consulaire, recours accélérés) et la garantie de remplacement d’officiels sans pénaliser les équipes.
Sources
- https://eu.usatoday.com/story/sports/soccer/worldcup/2026/06/10/trump-world-cup-visas-somali-referee/90492717007/
- https://thehill.com/policy/sports-gaming/world-cup-somali-referee-denied-us-entry/
- https://www.nbcnews.com/sports/soccer/somali-referee-world-cup-denied-us-entry-rcna349108
- https://www.lemonde.fr/en/sports/article/2026/06/10/fifa-s-infantino-defends-2026-world-cup-ticket-prices-says-fans-should-chill-about-somali-referee-denied-us-entry_6754324_9.html


